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PARCOURS

Après des études en design d’objet à l’ENSAAMA Olivier de Serres (Paris), je décide de me réorienter vers un apprentissage professionnel de la céramique. Ainsi, j’effectue un CAP de tourneur en céramique et je me forme par le biais de stages auprès de céramistes tels que Marc Albert, Doris Grivel, ou encore Valéria Polsinneli.

Le cumul de ces études m’a permis d’apprendre à concevoir un objet en amont (en prenant en compte son ergonomie, sa fonction et son esthétique) puis le réaliser de manière artisanale. Parfois, le processus s’inverse : une pièce naît d’expérimentations hasardeuses et est repensée pour convenir aux usages du quotidien. Mon intérêt pour les notions d’usage et de proximité entre l’homme et l’objet m’ont naturellement menée vers la céramique utilitaire.

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Je travaille principalement la porcelaine que j’apprécie pour sa blancheur et sa douceur au tournage, mais également le grès noir et la porcelaine chamotée (qui une fois cuite, prend un aspect de papier à grain).

Pour chaque pièce, je prend soin de mêler sobriété formelle et complexité décorative (et vice-versa) pour lui conférer un équilibre global. J’aime également jouer des textures et brillances en faisant contraster la matité de la terre laissée brute et la brillance de l’émail.

La relation au toucher est également très présente dans mon travail. Ces objets étant destinés à être utilisés au quotidien, j’accorde beaucoup d’importance à la relation tactile que chacun peut développer avec ces derniers. Ainsi, je travaille sur la douceur et la rugosité de l’objet, ou encore sur la cavité et le relief de sa surface.

 

ÉTHIQUE

A l’heure où la société consumériste et la délocalisation dominent,  j’ai choisi de produire mes pièces de manière artisanale pour des raisons écologiques et éthiques. La terre et les émaux sont extraits de la nature, les décors sont réalisés à base de pigments naturels et d’oxydes métalliques.

Investir dans un objet artisanal, c’est certes beaucoup plus cher que d’acheter un objet issu de la production industrielle, mais sur le plan éthique, c’est une manière de valoriser l’activité locale et le savoir-faire humain. Dans un atelier d’artisanat, personne n’est exploité, aucune pollution n’est rejetée, et les objets qui y sont produits portent la trace de la main humaine. Chaque pièce est réalisée avec soin et passion, pendant parfois plusieurs heures. Elles ne sont pas plus fragiles qu’un objet industriel.

Une pièce artisanale est une pièce vivante, expressive. Une pièce que l’on prend plaisir à regarder et à toucher au quotidien. Une pièce à laquelle on est attachés, voire intimement liés.